Chaque semaine, Clément Lesaffre et ses invités éclairent l'actualité des plateformes de streaming et vous livrent coups de cœur et coups de gueule sur les séries du moment.
- Notation :
Après un incroyable rebondissement, c'est finalement Paramount qui va racheter Warner Bros. Discovery, Netflix ayant abandonné le dossier au terme d'une surenchère de plusieurs semaines. Le boss de Paramount envisage déjà une fusion entre son service de streaming, Paramount+, et celui de Warner, HBO Max. Ensemble, ils rassembleraient 200 millions d'abonnés, plus que Disney+ mais toujours moins que Netflix. Décryptage avec Charles Martin, journaliste à Premiere, et Thibaud Gomès-Léal, chef du service cinéma et streaming des Numériques.
Après un incroyable rebondissement, c'est finalement Paramount qui va racheter Warner Bros. Discovery, Netflix ayant abandonné le dossier au terme d'une surenchère de plusieurs semaines. Le boss de Paramount envisage déjà une fusion entre son service de streaming, Paramount+, et celui de Warner, HBO Max. Ensemble, ils rassembleraient 200 millions d'abonnés, plus que Disney+ mais toujours moins que Netflix. Décryptage avec Charles Martin, journaliste à Premiere, et Thibaud Gomès-Léal, chef du service cinéma et streaming des Numériques.
En 1946, Lucky Luke apparaissait pour la première fois dans les pages du "Journal de Spirou". 80 ans plus tard (et 17 ans après une adaptation en film plutôt ratée), le cowboy solitaire a droit à une série sur Disney+. Sous le chapeau, Alban Lenoir campe un Lucky Luke plus vieux, plus usé mais aussi plus tendre. Chargé d'aider une jeune fille à retrouver sa mère, il va croiser sur sa route Calamity Jane, Billy the Kid et, bien sûr, les Dalton. Thomas Mansuy et Mathieu Leblanc, les créateurs de la série, nous dévoilent les coulisses d'un rêve de gosse qui prend vie, de l'écriture inspirée des BD au tournage en Espagne dans des décors cultes.
Direction Lille pour une nouvelle édition du festival Series Mania ! Et cette année, un mot est sur toutes les lèvres : micro-dramas. Alors que l'industrie audiovisuelle fait grise mine avec des commandes en baisse, ces séries verticales avec des épisodes d'une ou deux minutes, conçues spécialement pour smartphones, est en plein essor. Dans le sillage de la Chine, qui produit 2 millions d'épisodes par an, le phénomène d'apprête à envahir l'Amérique et l'Europe. De quoi susciter pas mal d'excitation chez les spectateurs mais aussi quelques craintes chez les professionnels.
Parmi les tendances séries de l'année 2025, on ne pouvait pas passer à côté de la percée du Canada. Avec "Empathie," le savoir-faire du Québec a conquis la France, avant que le phénomène "Heated Rivalry" n'achève de replacer le Canada sur la carte du monde des séries. Le festival Series Mania, à Lille, est l'occasion d'aller à la rencontre de l'écosystème québécois, de la production à la distribution de ces séries à la patte bien affirmée.
C'était une série aussi attendue que redoutée : "Malcolm : rien n'a changé" marque le retour, 20 ans après, de la famille déjantée qui a attendri les enfants des années 90-2000. Une mini-série de 4 épisodes qui marque le retour de presque tous les acteurs originaux pour un dernier tour de piste. Mais pour Clément Lesaffre, Carla Loridan et Allan Blanvillain, la déception est à la hauteur des attentes : ce retour plus cynique qu'émouvant sonne creux et enterre ses rares bonnes idées sous une nostalgie étouffante.
Le Festival de Cannes bat son plein mais, comme ça arrive régulièrement à Cannes, les films en compétition sont éclipsés par un autre sujet. Une pétition dénonçant l'emprise de Vincent Bolloré sur le cinéma via Canal+, premier financier du 7e art tricolore, a recueilli plus de 2.000 signatures de professionnels du secteur. Alors que le milliardaire est sur le point d'acquérir les cinémas UGC, ils alertent sur le risque d'une "prise de contrôle fasciste sur l'imaginaire collectif". En retour, le patron de Canal+ a annoncé boycotter tous les signataires. Bref, la grande famille du cinéma français se déchire sur la Croisette, mais quelles seront les conséquences de cette affaire à long terme ? On fait le point avec Estelle Aubin, journaliste spécialiste du cinéma à BFMTV, et Guillaume Boutin, cofondateur de SensCritique.